Le biais d’autorité est un biais cognitif qui pousse une personne à accorder une crédibilité ou une influence excessive aux opinions, décisions ou instructions émanant d’une figure d’autorité, même si elles sont discutables ou erronées. Ce biais repose sur une tendance à supposer que les personnes en position de pouvoir ou de statut élevé ont toujours raison ou savent mieux.
Exemple :
Un employé pourrait suivre les instructions d’un supérieur hiérarchique, même si elles vont à l’encontre des procédures habituelles ou des meilleures pratiques, simplement parce que ces consignes viennent “d’une autorité”.
Impact du biais d’autorité sur un manager ou un chef de projet :
- Décisions non contestées :
Les membres de l’équipe pourraient hésiter à remettre en question les décisions d’un manager, même si elles comportent des erreurs ou des risques. - Manque de créativité :
L’équipe pourrait se contenter d’exécuter les ordres sans proposer d’alternatives, ce qui peut freiner l’innovation et la résolution de problèmes. - Erreurs amplifiées :
Si une décision prise par une figure d’autorité est erronée, elle risque de se propager car personne n’ose la contester ou proposer une solution différente. - Dépendance excessive :
Les équipes peuvent devenir trop dépendantes des instructions des managers ou chefs de projet, réduisant leur autonomie et leur prise d’initiative. - Conflits ou tensions :
Les membres de l’équipe qui ne sont pas d’accord avec une décision mais se sentent obligés de la suivre peuvent ressentir de la frustration, ce qui peut nuire à la collaboration.

Comment contrer ce biais en gestion ?
- Favoriser une culture de feedback :
Encourager les membres de l’équipe à exprimer leurs idées et leurs désaccords, même face à une autorité. - Impliquer l’équipe dans la prise de décision :
Pratiquer une gestion participative pour que les décisions soient basées sur une réflexion collective et non sur la seule opinion du manager. - Mettre en place des processus de validation :
Établir des mécanismes pour examiner objectivement les décisions importantes, même si elles viennent d’un dirigeant ou d’un supérieur. - Former les équipes sur les biais cognitifs :
Sensibiliser les membres de l’équipe au biais d’autorité pour qu’ils puissent l’identifier et agir en conséquence. - Encourager le droit à l’erreur :
Faire comprendre que remettre en question une figure d’autorité n’est pas une attaque personnelle mais une opportunité d’amélioration. - Diversifier les sources d’information :
Lorsque des décisions importantes doivent être prises, consulter différentes sources ou perspectives pour éviter de s’appuyer uniquement sur l’opinion d’une autorité.
Application concrète :
Dans un projet, un chef de projet pourrait recevoir une directive d’un supérieur pour utiliser une méthode spécifique, même si elle semble inadaptée. Si l’équipe suit aveuglément cette directive, cela pourrait compromettre le projet. En revanche, un chef de projet averti pourrait solliciter l’avis de son équipe ou fournir des données objectives pour discuter d’une alternative avec le supérieur.

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