Le biais de conservatisme est un biais cognitif qui pousse une personne à accorder trop de poids aux informations ou croyances existantes tout en sous-estimant l’importance des nouvelles données. Cela peut entraîner une résistance au changement ou une difficulté à adapter ses opinions ou décisions lorsque des preuves plus récentes et pertinentes sont disponibles.
Exemple :
Un manager pourrait continuer à utiliser une ancienne méthode de gestion de projet, même si de nouvelles pratiques, prouvées plus efficaces, sont introduites. Cette attitude est motivée par une réticence à abandonner des habitudes ou à réévaluer les anciennes informations.
Impact du biais de conservatisme sur un manager ou un chef de projet :
- Résistance au changement :
Le manager pourrait hésiter à adopter des technologies, outils ou processus innovants, préférant s’en tenir à ce qui est déjà connu. - Décisions basées sur des données obsolètes :
En accordant trop de crédit à des informations dépassées, un chef de projet peut ignorer des tendances ou des besoins émergents dans le marché ou au sein de l’équipe. - Perte de compétitivité :
Dans un environnement évolutif, le biais de conservatisme peut freiner l’adaptabilité, rendant l’organisation moins apte à répondre aux attentes changeantes des clients ou à faire face à la concurrence. - Mauvaise gestion des risques :
Un chef de projet pourrait sous-estimer des menaces ou des opportunités nouvelles parce qu’il s’appuie sur une évaluation basée sur des hypothèses ou des contextes du passé. - Frein à l’innovation :
Une trop grande importance donnée aux anciennes pratiques ou aux croyances historiques peut empêcher l’introduction de nouvelles idées ou méthodologies.
Comment contrer ce biais en gestion ?
- Favoriser une culture d’adaptation et d’apprentissage :
Encourager l’ouverture d’esprit et l’adoption de nouvelles idées dans l’organisation, même si elles remettent en question des pratiques établies. - Analyser régulièrement les données :
Mettre en place des systèmes pour surveiller en permanence les nouvelles tendances, technologies et informations pertinentes pour guider les décisions. - Tester avant de juger :
Utiliser des pilotes ou des projets expérimentaux pour évaluer la pertinence des nouveaux outils ou processus, réduisant ainsi les craintes associées au changement. - Évaluer les croyances existantes :
Remettre régulièrement en question les hypothèses et croyances de base sur lesquelles reposent les stratégies et projets. - Sensibilisation aux biais cognitifs :
Former les équipes, y compris les managers, pour reconnaître et gérer l’impact des biais, y compris le biais de conservatisme, dans leur prise de décision.
Application concrète :
Dans un contexte de gestion de projet, un chef de projet pourrait résister à l’intégration d’un nouvel outil de gestion agile, préférant continuer à utiliser un outil traditionnel moins performant mais familier. Pour contrer ce biais, il pourrait organiser une formation ou un essai pilote pour démontrer les avantages du nouvel outil et faciliter la transition.

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