Le biais de représentativité est un biais cognitif qui amène une personne à juger la probabilité d’un événement ou la caractéristique d’un individu en se basant sur sa ressemblance avec un prototype ou un stéréotype préexistant, plutôt que sur des données statistiques ou une analyse rationnelle.
Exemple :
Un manager pourrait supposer qu’un candidat à un poste, parce qu’il vient d’une grande école prestigieuse, sera nécessairement performant, sans tenir compte des compétences réelles ou de l’expérience spécifique de ce candidat.
Impact du biais de représentativité sur un manager ou un chef de projet :
- Mauvaise évaluation des candidats :
Un manager pourrait recruter ou promouvoir une personne uniquement sur la base de stéréotypes ou de supposées “caractéristiques types”, négligeant une analyse approfondie des compétences réelles. - Décisions erronées basées sur des stéréotypes :
Par exemple, supposer qu’un projet similaire dans le passé aura les mêmes résultats aujourd’hui, sans tenir compte des nouvelles variables ou contextes. - Sur-simplification des problèmes :
Un chef de projet pourrait généraliser à partir d’une seule expérience ou d’un échantillon limité, croyant que cela représente une règle universelle. - Manque d’adaptabilité :
Le biais de représentativité peut amener un manager à sous-estimer les différences ou les exceptions. Par exemple, en supposant qu’une équipe fonctionnera exactement comme une autre sur un projet similaire. - Gestion des risques biaisée :
En classant certains événements comme “improbables” simplement parce qu’ils ne correspondent pas à un modèle mental familier, un chef de projet pourrait ignorer des risques réels.
Comment contrer ce biais en gestion ?
- Utiliser des données et des faits :
S’appuyer sur des analyses quantitatives et qualitatives pour prendre des décisions, plutôt que sur des impressions ou des stéréotypes. - Examiner les contextes spécifiques :
Reconnaître que chaque projet, personne ou situation est unique, même si des similitudes existent. - Former les équipes aux biais cognitifs :
Sensibiliser les managers et les membres d’équipe au biais de représentativité pour qu’ils reconnaissent son impact dans leurs jugements. - Diversifier les perspectives :
Solliciter des avis variés au sein de l’équipe pour éviter les jugements hâtifs ou simplifiés. - Challenger les premières impressions :
Remettre en question les jugements initiaux et évaluer si ceux-ci reposent sur des données concrètes ou sur un stéréotype.
Application concrète :
En gestion de projet, ce biais pourrait se manifester si l’on décide d’allouer des ressources ou de planifier des tâches en supposant que les résultats d’un projet précédent s’appliqueront automatiquement. Pour contrer cela, il faudrait analyser les spécificités du nouveau projet et éviter de tomber dans des généralités trompeuses.

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